Les criminels exploitent les Ordinals Bitcoin pour échapper aux autorités
Chainalysis alerte sur l'utilisation croissante des Ordinals Bitcoin par des criminels pour contourner la surveillance blockchain.
Une nouvelle stratégie d'évasion détectée
Les criminels exploitent de plus en plus les Ordinals Bitcoin, ces inscriptions de données sur la blockchain Bitcoin, pour tenter d'échapper aux autorités. Selon Chainalysis, une entreprise spécialisée dans l'analyse blockchain, cette tendance représente un défi nouveau pour la traçabilité des transactions illégales.
Comment fonctionnent les Ordinals
Les Ordinals permettent d'inscrire directement des données — images, textes, fichiers — dans les blocs Bitcoin. Contrairement aux transactions classiques, ces inscriptions rendent plus difficile l'identification des mouvements de fonds. Les criminels y voient une opportunité pour masquer leurs activités en fragmentant les transferts de valeur à travers ces données inscrites.
Un risque documenté mais limité
Chainalysis souligne que cette technique reste actuellement marginale dans le paysage de la criminalité en ligne. Les criminels continuent majoritairement d'utiliser des méthodes traditionnelles ou des chaînes de blocs davantage axées sur la confidentialité, comme Monero. Néanmoins, l'agence d'analyse avertit que l'utilisation des Ordinals à des fins criminelles pourrait augmenter à mesure que cette technologie gagne en popularité.
Implications pour la conformité
Cette découverte complique le travail des régulateurs et des plateformes d'échange. Les analystes blockchain doivent adapter leurs outils pour suivre les inscriptions Ordinals. Cette évolution soulève également des questions sur la régulation future des Ordinals : faut-il renforcer la surveillance des inscriptions, ou risque-t-on de freiner une innovation légitime ?
Réactions et perspectives
Les autorités suisses et internationales suivent de près ce phénomène. En Suisse, où l'écosystème crypto bénéficie d'un cadre réglementaire progressiste, la FINMA et les autorités de poursuite pénale demeurent attentives aux nouveaux risques. Pour l'instant, les Ordinals ne représentent pas une menace majeure, mais la vigilance reste de mise.
Source : CoinTelegraph