Ethereum consomme peu d'énergie selon Cambridge, bien en deça des craintes initiales

Une étude de Cambridge situe la consommation énergétique d'Ethereum parmi les plus basses des réseaux de consensus par preuve d'enjeu, remettant en perspective les débats sur l'impact environnemental.

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Ethereum consomme peu d'énergie selon Cambridge, bien en deça des craintes initiales

Un réseau à faible intensité énergétique

Selon une analyse du Centre de Cambridge pour les risques financiers alternatifs, Ethereum consommerait environ 7,87 gigawattheures par année. Ce chiffre place le principal réseau de contrats intelligents au second rang mondial pour la plus basse intensité énergétique ajustée à la capitalisation parmi les chaînes de blocs utilisant le mécanisme de preuve d'enjeu étudié.

Pourquoi cette donnée compte

Depuis la transition d'Ethereum vers la preuve d'enjeu en septembre 2022—une modification fondamentale de son système de validation—le réseau a sensiblement réduit son empreinte carbone. Cette étude apporte une validation scientifique à une affirmation longtemps contestée dans les débats publics sur les crypto-actifs, où la consommation énergétique reste un sujet de méfiance.

En Suisse, où les enjeux de durabilité orientent de plus en plus les politiques publiques et les choix d'investissement institutionnels, disposer de données factuelles sur l'efficacité énergétique des infrastructures blockchain devient pertinent. Les régulateurs et les acteurs financiers helvétiques examinent de près la viabilité long terme des protocoles numériques, notamment dans le contexte des objectifs climatiques cantonaux et nationaux.

Un contexte nuancé

L'intensité énergétique d'une blockchain dépend de sa modalité de validation. Les réseaux fondés sur la preuve de travail—comme Bitcoin—requièrent des calculs intensifs et donc une consommation supérieure. La preuve d'enjeu, mécanisme où les validateurs immobilisent des tokens plutôt que de résoudre des énigmes mathématiques, s'avère structurellement plus efficace.

Ces résultats contribuent à affaiblir certains arguments radicaux employés contre les crypto-actifs. Néanmoins, les comparaisons d'intensité énergétique demeurent complexes : elles dépendent fortement de la méthode de mesure et des réseaux pris en référence. La recherche de Cambridge offre un repère académique, mais ne clôt pas le débat sur l'utilité sociétale de ces dépenses énergétiques.

Source : CoinTelegraph

Cet article est fourni à titre informatif uniquement. Il ne constitue pas un conseil en investissement. Les crypto-actifs comportent un risque de perte totale. Gryph News n'est pas agréé par la FINMA.